Dans la peau d’un homme perdu
Je suis un homme perdu, je suis complètement égaré dans ce monde cruel. Cependant, je fais semblant de rien, je vois mes amis tous les jours et je leur dégage une bonne joie de vivre. Je fais semblant que je contrôle tout et que j’ai des projets plein la vue. J’arrive même à faire envier certaines personnes. C’est vrai que j’ai des projets professionnels de tous les bouts et que ma vie semble plutôt réussie mais à l’intérieure de moi, c’est complètement le désordre. Je suis là, à quatre heures trente du matin, sur mon fauteuil, à écrire un texte que je mettrai sans doute sur créapoème ; J’ai un verre de pastis à la main, je regarde de gauche à droite et je vois trois bouteilles vides, trois bouteilles que j’ai vidées en pleine solitude comme un alcoolique. Je vois aussi un cendrier avec une vingtaine de mégots alors que j’ai arrêté de fumer y a trois ans. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, et pourtant cela dure depuis quelques semaines déjà. Je ne comprends pas, pourtant j’ai tout pour réussir, certes je suis plutôt pauvre mais j’ai des projets professionnel qui me tombent dessus à grosses gouttes, je suis plutôt bon en cours et sans rien faire en plus. Je travail au MacDo le week-end pour me faire un peu d’argent histoire de payer tous mes frais, bref j’ai une vie de jeunes étudiant plutôt correcte. Cependant, tout cela semblent me dépasser un peu et je perds les pédales, tout semble partir en vrille autour de moi, je pense qu’il me manque quelque chose mais quoi ?
Non, ce n’est pas une copine, j’en ai une depuis trois ans ; enfin, j’en avais une depuis trois ans car nous avons rompu aujourd’hui et c’est sans doute la raison pour laquelle j’écris ce texte et que je me retourne le crâne encore une fois. Je ne comprends toujours pas, il me semble pourtant que j’ai donné le meilleur de moi-même pendant ces trois dernières années, je lui ai même caché tout mes problèmes pour pas qu’elle se fasse moins du soucie à mon égard. J’ai encore dans la tête tout ses trajets en vélo que j’ai fais pour la voir, toutes les nuits blanches à travailler pour organiser un avenir qui pourrait nous convenir. Tout le temps que je lui ai consacré pour l’aider dans ses études. Mais tout cela s’envole aujourd’hui, tout cela disparait comme si ça n’avait jamais existé.
Cependant, il me reste une question… En effet, je me demande encore pourquoi nous sommes obligé de nous refugier dans l’alcool et tout ce qui est mal pour nous soulager d’un triste chagrin.
Albat90 |